Article AETIUS N° 4 – 01.2009
L'ARGENT?
UNE NON-VALEUR?
Deux pour cent...
... Taux 2009 de bonne et heureuse année pour la rémunération du livret d'épargne français! (Rassurez-vous, fourmis* belges, vous ne serez pas oubliées!) Soit moins que l'inflation! L'objectif avoué? Pousser à la consommation au détriment de la prévoyance! Sauver la société, au péril de la survie de chacun!
Une telle décision constitue un tremblement de terre : elle est l'aveu d'une société de consommation à bout de course dans un contexte angoissant de précarité d'emploi. Elle est le renon au sacro-saint principe de l'équilibre budgétaire et du désendettement! La solution se trouve, désormais, dans ce nouveau credo et damné soit le prêtre qui a cru en Dieu!
Après... ?
Il y aura des élections, celles qui plaisent ou déplaisent aux gens de pouvoir et, en particulier, à l'Union européenne, cancre financier, présidée par un Tchèque "sans provision"! Bientôt, les politiques viendront solliciter tous azimuts de nouveaux mandats et monsieur Panurge suivra. Mais y a-t-il encore un pilote dans l'avion?
Après... ?
Nos gouvernants acculés ont choisi la fuite en avant, grâce à la planche à billets et fait le pari (roulette russe) d'un retournement de situation.
Vu l'ampleur du désastre, dirigeants américains et européens ont annoncé des plans de relance (tous revus à la hausse) face au danger. Toutefois, ces plans de dizaines de milliards d'euros et de dollars, décidés individuellement par les États, ont été lancés dans l'incohérence : investissement et formation, grands travaux publics, réductions d'impôts... Ils n'auront un commencement d'effet qu'à moyen terme. Entre-temps, des dizaines de milliers d'emplois auront sombré, plongeant notre monde au pire creux de la vague.
Après...?
Le secteur bancaire, bien que responsable direct du désastre, a été le premier secouru et mis sous perfusion. Déposants, épargnants, retraités et actionnaires découvrent avec stupéfaction l'irresponsabilité, l'arrogance, la cupidité des maîtres de la finance et, gravissime, leur mauvaise volonté à informer de manière loyale. Occulter la maladie empêche le traitement! Que pensent les juristes pénaux tandis que courent les barons de la finance?
Après...?
"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés!" La solidarité, en l'occurrence, n'est pas une vertu réservée aux collectivistes! Surendettés, privés de recettes fiscales, les États sont dépassés par l'ampleur du désastre; les patrons se voient sanctionnés et leurs entreprises contraintes de réduire leurs capacités de production; le monde du travail tremble face aux plans de licenciements; retraités, épargnants et détenteurs de fonds s'inquiètent pour leur avenir. Tous s'interrogent sur l'incompétence, la compromission, voire la corruption des autorités : l'ensemble du secteur financier chancelle de San Francisco à Moscou tandis qu'éclate la stupéfiante affaire Madoff. Rien n'indique, d'ailleurs, que les grands argentiers aient tiré les leçons de leurs errements. Ils se sont octroyés pour 2007 des primes de dizaines de millions d'euros (sur compte de leurs clients) pour conduire leurs entreprises au désastre! "
Peut-on avoir confiance dans sa banque?"
Est désormais la question unanime de leurs clients. Et si jamais...?
Après...?
Troufion du vingt et unième siècle, le consommateur est envoyé à la bataille, prié de dépenser ses dernières cartouches (qu'il peut acheter à crédit, si besoin) face à l'ennemi appelé "Récession"!
Après....?
***
L'argent devient rare et devrait se payer cher selon les mécanismes du capitalisme. Pourtant, les taux d'intérêt sont au plancher et les dirigeants occidentaux lancent leurs troupes dans une ultime bataille, comme à Verdun! Notre monde en sortira, sinon défait, du moins appauvri par un conflit provoqué par lui-même à l'image de la fin de l'empire romain.
Nos dirigeants proposent la cause du mal comme remède!
Mais y a-t-il une autre solution, sinon prier Dieu et attendre le printemps?
Après... ?
G.THIBEAUX
Lundi, 19 janvier 2009
"La Fourmi et la Cigale"
Extrait de "Fabliaux Flâneries, Facéties"
Par Georges Thibeaux
Fable sur demande
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